Section de la Ligue des droits de l'Homme de Châtenay-Malabry  
B.P. 76
92292 Châtenay-Malabry
Courriel : 
ldh.chatenay@free.fr

Le Bureau
- trésorière : Nanou Brunet

Réunion de section
Une fois par mois, le 3e ou 4e jeudi de chaque mois, à 20 h 30, à l’Espace Seniors, square Léo Lagrange à Châtenay (entrée 293/295 av. de la Division Leclerc).

Permanences
Participation aux permanences bimensuelles de RESF, les 2e et 4e lundis de chaque mois, au local PC, 19 rue Albert Thomas à Châtenay.

Distributions
A plusieurs reprises, à la sortie des écoles, distributions de tracts à propos de Base-élèves.

Actions
• Soirée-débat sur "Les droits de l’Homme en Guyane et à Mayotte" avec Nicole Launey.
• Réunion publique sur "Base-élèves, nouveaux dangers".
• Suivi et accompagnement des locataires de La Lutèce du fait de la démolition programmée par cet habitat social, avec envoi de courriers à la Ministre du Logement.
• Implication dans l’antenne châtenaisienne de RESF.
• Soirée-débat publique à l’occasion du vingtième anniversaire de la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant)

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Article de Jérôme Bernatas paru dans Le Parisien du 25/02/2011 :

Le camp rom bientôt rasé

Les maisonnettes en matériaux de récupération assemblées dans un champ au bord de la N 118 ne vont pas tarder à disparaître du paysage. La cinquantaine de Roms qui a élu domicile sans autorisation sur cette parcelle à la lisière de la forêt de Verrières depuis plus d’un an s’attend à se voir délogée avant la mi-mars par les forces de l’ordre.
« Lundi, les policiers nous ont dit qu’on allait être expulsés un de ces jours, explique un colosse dans un français hésitant. C’est de la discrimination! Ils nous ont déjà fait partir de Meudon (NDLR : en novembre 2008), mais on reviendra. »

Patrick Strzoda, le préfet des Hauts-de-Seine, a en effet décidé de faire évacuer et démanteler le bidonville édifié sur une friche qui appartient au conseil général de l’Essonne. Le représentant de l’Etat met en avant des problèmes de sécurité pour les occupants du camp et pour les automobilistes en raison de la proximité de la route à deux fois deux voies.

Il pointe aussi les conditions d’hygiène et de salubrité désastreuses : pas de point d’eau, systèmes de chauffage de fortune laissant craindre de possibles incendies, détritus qui s’amoncellent à proximité des cahutes. De plus, les résidants se trouvent en situation irrégulière. Enfin, le préfet précise : « Cinq occupants ont été interpellés en flagrant délit de cambriolage dans des pavillons proches et expulsés. »

Si une habitante vivant dans une maison à côté du campement ne semble guère incommodée par ces voisins embarrassants — « Je n’ai jamais eu de souci avec eux », déclare-t-elle —, leur présence provoque malgré tout quelques inquiétudes dans le secteur.

« J’ai entendu parler d’agressions », lâche un promeneur incapable d’apporter plus de précisions.

Quelques familles vivant dans ces cabanes équipées de cheminées de fortune crachant une épaisse fumée affichent déjà plusieurs années de présence dans le département. Chassés du hangar dans lequel ils avaient élu domicile en 2008 sur la colline Rodin à Meudon, puis de Clamart, ils ont trouvé refuge depuis plus d’un an à Châtenay-Malabry. Michèle Canet, conseillère générale (PS), et des représentants de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ont rencontré avant-hier le préfet pour le sensibiliser au sort de cette population abonnée aux allers-retours entre la France et les Carpates.

« Nous avons suggéré d’installer cette petite communauté dans une quinzaine de roulottes avec des sanitaires, de scolariser les enfants et de permettre aux adultes de cultiver le champ, énumère un membre de la LDH. Les renvoyer en Roumanie ne résoudra rien en raison des antagonismes séculaires entre Roumains et Roms. Cette question doit faire l’objet d’un traitement sur le plan européen. Il faut accepter l’idée d’une nouvelle diaspora rom. » Une vision politique éloignée de celle de l’Etat, qui maintient ses mesures de renvoi vers le pays d’origine.